Athlètes ASM

Dominic Asselin

Dominic est guide alpin et rocher certifié de l’Association canadienne des Guides de Montagne (ACMG) et membre professionnel de l’Association canadienne des Avalanches (CAA). Il est aussi propriétaire de l’entreprise Attitude Montagne qui se spécialise dans la formation et les voyages guidés techniques. Il vit de cette passion depuis plus de 10 ans maintenant et se fait un plaisir de la transmettre aux autres, que ce soit en escalade de roche, de glace ou en milieu alpin.

J’ai énormément de souvenirs de mes aventures en montagnes, et ce, autant au niveau personnel que professionnel. Ce qui est le plus utopique c’est que ces moments, lorsque tu es en train des vivres, tu n’as souvent aucun plaisir à les vivre ou du moins tu vis un plaisir mitigé, tu voudrais être ailleurs. C’est le ˝après˝ qui rend le tout mémorable! Je me souviens d’une fois où je guidais le Tocllaraju, un 6034 mètres au Pérou assez difficile, vers le sommet toutes les équipes étaient prises sur un petit passage qui ralentissait la progression de tous. J’ai donc décidé d’utiliser un autre itinéraire que je connaissais. Je suis donc parti en premier de cordée sur une pente de neige de 70-80 degrés. Après 60 mètres de grimpe sans aucune protection, je crée mon relai afin de faire grimper mes clients jusqu’à moi. Il fait froid et nous sommes fatigués après un départ à 1h00 du matin, il est maintenant 8h30. Je repars pour la prochaine longueur et je réalise que l’itinéraire devient de plus en plus vertical et que la neige est de moins en moins bonne. Je n’aime pas ça, mais je n’ai aucun moyen de redescendre, je dois, continuer. Un peu plus haut, à environ 15 mètres il semble y avoir un plateau. Je me concentre et je continue. Mes clients entendent un gros ˝MERDE!! ˝, ce n’est pas un plateau, c’est une crevasse de 5 mètres de large et vraiment trop profonde. Je me mets donc à cheval sur l’arrête et prends deux bonnes respirations. Quoi faire?? Je me ressaisis et j’avertis mes clients que je vais traverser toute la longueur de la crevasse à cheval le plus loin possible et que je vais les assurer afin qu’il traverse en restant bas de leur côté. Oh, une autre crevasse perpendiculaire… Pas le choix je saute. Réussi! Je continue ainsi sur un bon 100 mètres tout en espérant que celle-ci rapetisse et que je puisse rejoindre mes clients. Ce qui heureusement se produit après avoir dégrimper la crevasse et grimper de l’autre coté pour en sortir. Nous continuons jusqu’au sommet… Pourquoi est-ce un moment mémorable? Parce que cela me montre que même lorsque je fais face à une situation dramatique, si je reste rationnel et concentré je peux passer à travers.

Alexandre Charest

Comme la plupart des gens de ma génération, j’ai commencé l’escalade dans les centres intérieurs. Même au départ, il était clair que le plastique allait être un moyen pour progresser vers le rocher. Le désire d’aventure m’inspirait beaucoup plus que la performance et mes connaissances en plein air était plus importante que celle de l’entrainement. Je rêvais d’expédition reculé, d’aventure à raconter et mon passage en salle n’était qu’un prétexte vers ces objectifs. Pour mon premier été de grimpe, j’ai ainsi volé vers Squamish, CB, Canada dans l’espoir de revenir avec un plus grand bagage de grimpe. C’est là-bas que j’ai découvert que pour faire de plus gros mur je devrais être plus fort. Tranquillement l’aspect entrainement me semblais plus alléchante et même nécessaire.

Cet apprentissage ma mené a vers de nouveaux projets et les objectifs sont devenue de plus en plus grands. L’escalade dite traditionnelle est avant tout mon dada et particulièrement l’escalade en fissures. Cette discipline allie bien pureté, sensation, performance et elle ma mener à voyager dans l’espoir d’ascensionner plusieurs voies mythiques. J’ai ainsi parcourut mon bout de chemin au nord de l’Amérique en passant par la Colombie Britanique, le Utha, la Californie, le Colorado et le Mexique.

Malgré tout je me diversifie en grimpant plusieurs disciplines. Localement (là où je performe le plus) je passe mon temps à sauter de l’escalade sportive, a traditionnelle, a la glace/mixte, en passant par le bloc et même (et oui) le plastique. Avec le temps mon désir d’être un grimpeur accomplit dans tous ses disciplines et devenue importante et ce malgré une plus grande affection pour certaine.

Quelques ascensions notables :

2016 : Zénétik 5.13c (sport.) Lac-Boisseau, QC

2016 : Essence de toi 5.12b/c PG (trad.) Kanata, QC (première ascension en libre)

2015 : Shogun 5.13a PG (trad.) Val-David, QC (normalement une voie sport)

2015 : Prédateur 5.13a (trad.) Laurentides, QC (deuxième ascension en libre)

2013 : Toit de Ben 5.13a (trad.) Val-David, QC

*PG = protection distancé ou difficile à mettre mais sans risque.

 

Endroits que je préféré :

Moab
Yosemite

Endroits que je fréquente le plus :

Val-David

Weir (Mont-Larose)

Produits Scarpa préféré :

Vapor lace, Booster, Phantom Tech

David Gagnon

Je suis dans le milieu de l’escalade autant sur le plan récréatif, professionnel ou compétitif. Je grimpe autant  à l’intérieur qu’à l’extérieur, prends part aux compétitions au niveau local, provincial et national en plus d’être ouvreur et entraineur.

Mon plus beau trip??? Difficile de choisir à travers les voyages, les compétitions et les beaux moments passés à l’extérieur. Mais mon été 2011 ne peut passer sous silence. Une idée folle nous est venue suite au voyage de mes amis  à Rockland en Afrique du Sud, l`an précédent, y retourner. Il n`en fallait pas plus pour me motiver. Au mois de juin, on décolle de Dorval pour atterrir à Cape Town plus de 20 h de voyagement plus tard. De Cape Town trois heures de route sont nécessaires pour arriver à destination, Rockland!!!!! De l’escalade pendant 2 mois accompagner de vin, d’amarula de bonne bouffe et d`amis dans un endroit magnifique, quoi demander de plus! Des le lendemain matin, écrasement bloc-notes sur le dos nous allions nous attaquer à tous ces blocs. Les teintes orange, jaune et noir ainsi que les features du rocher ne font qu’augmenter notre motivation et notre envie de grimper. Les jours passent, mais ne se ressemble pas, autant je grimpe des problèmes classiques que j`en découvre d`autre qui vont devenir des projets. À travers toutes ces journées d’escalade, nous avons pris part à un tournoi de golf, un souper, un party organiser par les locaux de l`endroit pour les grimpeurs. Après nos journées de grimpe, une fois de retour à la maison on ouvrait une bouteille de vin local partait le feu dans un demi-tonneau de métal couper en deux et on se mangeait des pâtes et encore des pâtes… La dernière semaine fut une semaine un peu plus stressante, car on ne voulait pas laisser des projets derrière. Beaucoup d’effort ont été nécessaire, mais nous avons tous quitté Rockland avec nos projets réussi, le sourire, des souvenirs inoubliables et plus de peau sur les doigts…

EVAN PARENT

Je suis un télémarkeux/télémarkiste/adeptedutélédébarque qui profite de sa passion comme prétexte pour voyager aux 4 coins du monde pour skier. Ma passion m’a ‘forcé’ à voyager au Canada, États-Unis, Japon, Inde, Kyrgyzstan, Géorgie, Kosovo, Bulgarie, Grèce, Macédoine, Autriche, Suisse, France, Italie, Chili et en Argentine pour vérifier la qualité de la neige dans chacun de ces endroits! J’ai récemment débuter l’escalade de glace et de roche pour développer davantage ma technique de manipulation de corde et me permettre ainsi d’accéder à de nouvelles possibilités plus techniques!

Le plaisir de skier dans différents environnements et à la rencontre de différente culture rend pratiquement impossible d’identifier mon meilleur trip! Chacun de mes voyages m’a apporté des souvenirs dont je ne voudrais pas me séparer! Voici, quelques unes de mes anecdotes favorites:

–        Alors que j’étais en roadtrip avec un de mes amis pendant 3 mois où on a skié en Colombie-Britannique, Utah, Montana et Yukon pour finalement arriver en Alaska. On finit par se négocier une ‘drop’ en hélicoptère sur un sommet. De là, on a skié plusieurs couloirs et passer la journée à remonter en ‘bootpackant’.

–        Arrivé en Italie à la station du Monte Rosa, on voit une belle skintrack qui monte. Arrivée en haut, on se rend compte que l’entrée vers une descente de 1500m se fait par un couloir bien exposé à plus de 55degrés d’inclinaison. Une fois ce passage fait, c’est 1500m de pure plaisir. On remonte pour une autre descente pour se retrouver juste en haut d’un couloir dont l’entrée se fait en rappel. Une fois le rappel passé, c’est 50cm de poudreuse sur plus 1000m. Faut croire qu’on était dû pour une journée pleine d’aventure!

–        Au beau milieu d’un roadtrip de 3 mois au Japon, on choisit un col qui nous a été recommandé pour ses chutes de neige fréquentes. L’ouverture de la skintrack se fait dans de la neige passant de la mi-cuisse aux hanches! La descente se fait plus par sensation qu’au visuel! Enchaîner 3-4 virages sans voir quoi que ce soit était définitivement une expérience mémorable!

–        Au cœur de la Géorgie, au beau milieu du Caucase se trouve Juta. Ce village a 17 habitants permanents et n’est accessible, l’hiver, qu’à cheval ou à ski! Nul besoin de spécifier que l’accueil des gens dans ce minuscule hameau était très chaleureux! Avec des options pour occuper un skieur pendant plusieurs semaines en chaussant les skis directement à côté de la porte!

Kim Polisois

2 Phrases qui décrive ce que je fais:

Je me passionne pour l’escalade dans toute sa globalité.

Mon appétit pour ce sport m’amène à faire de la compétition de difficulté, de bloc et de vitesse, ainsi que des voyages d’escalades de roche.

De plus, je suis ouvreuse de voie et de Bloc à Zéro Gravité

Mon plus beau trip:

Ma plus belle expérience de voyage d’escalade fut celle en Afrique du Sud dans les Rocklands cet été. C’est le pays du bloc, une vraie merveille du monde

pour les grimpeurs! En un mois de voyage, j’ai grimpé environ deux jours sur trois et lors de mes journées de repos je faisais du jogging et du yoga dans une

réserve naturelle près de la ferme « Bushman’s cave» où je suis tombé face à face avec 2 énormes autruches, qui m’ont laissées la vie sauve heureusement.

J’y ai grimpé une trentaine de blocs classiques entre V0 et V8. Je suis fière d’avoir réussi mon premier V8+ (7b+) du nom d’un petit hueco dans Rockland.

J’ai commencé à travailler des blocs au dessus de V8 dans mes derniers jours de voyage ce qui m’a fait réaliser que je pouvais réussir des blocs encore plus durs,

il suffit d’y croire, de travailler fort et de revenir les réussir.

Liliana Beauchamp

Je pratique avec passion un sport extrême que l’on nomme l’escalade, de bloc et de voie.

psicobloc

Pour commencer, durant l’été 2016, j’ai participé à une compétition qui se nomme Chew Pod Extrême Bloc.  C’était la deuxième édition.  Je partais avec une certaine inquiétude face à cette compétition car je n’avais jamais escaladé un mur de 32 pieds de hauteur où le seul coussin d’atterrissage était de l’eau.

La première journée, j’avais réussi à battre mon adversaire avec de la difficulté.  Le soir venu, j’ai été très malade ce qui m’a empêché de dormir.  Le jour suivant, la juge en chef m’avait contacté afin de savoir si je voulais faire les quarts de finales malgré mes problèmes de santé.  Par chance, cette journée a été annulée à cause du mauvais temps.  Au dernier jour de la compétition, je me sentais mal suite à la journée précédente.  Mon adversaire ne s’étant pas présentée, j’ai accédé aux semi-finales.  Avant que les semi-finales débutent, j’ai dit à mon copain “watch me”!  J’ai eu une poussée d’adrénaline et j’ai réussi à vaincre une adversaire redoutable.  La finale était donc ma prochaine étape.  Malheureusement, je suis tombée à l’eau et je devais me battre pour une troisième place.  J’avais par contre un désavantage car mes chaussons étaient mouillés. Après le dernier départ,  je réalise que mon adversaire a une longueur d’avance et je me suis dit: NON.  Je me suis mise à accélérer pour terminer en troisième place.

J’étais la seule québécoise à atteindre les finales et j’ai terminé en troisième position.